Notre texte

Publié le par Edwige

Floréal,
ce devait être ton prénom,
évoquant le printemps et la vie.

Puis nous avons choisi Ulysse,
sorti vainqueur de tant d'aventures.
Pour te rendre fort,
espérant peut-être ainsi conjurer le sort.

Face aux épreuves affrontées,
aux chauds et froids incessants,
mort puis vivant,
blessé, abîmé,
enfin guérissant.

Le 22 août tu es né.
Intenses moments de joie et de bonheur.
Pendant treize heures le charme opère.

Puis, tout s'effondre :

symptômes énumérés,

sombre litanie d'un corps déréglé.

Parents imparfaits,
profondément meurtris,
angoissés, déchirés.
Comment t'aimer
autant qu'il le fallait,
comme tu le méritais ?

Pour continuer ton odyssée,
t'offrir une nouvelle vie,
nous avons voulu te confier
à des parents qui t'auraient choisi ainsi,
qui auraient su t'aimer.

Il en a été autrement.
Ta vie comme une tragédie.
L'espoir s'en est allé,
tu es parti mercredi

Petit Ulysse,
notre éphémère...

 


Edwige et Patrick

Lundi 1er octobre 2007  

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