Texte de Papitou

Publié le par Edwige

Petit Ulysse,

 

Ton prénom te prédestinait à faire de longs et beaux voyages.

Dès ta conception, tu as pris la route de ce beau chemin de la vie.

Très vite, des inquiétudes concernant ta santé ont laissé pressentir que ce voyage serait particulièrement difficile.

 

Pourtant, le 22 août, tu te risques dans ta première expédition.

 Tu es un battant, tu es un fonceur.

Malgré l'environnement stressant des hôpitaux, malgré la dureté

 de la vie qui s'annonce, tu as un farouche désir de vivre.

 

Cet environnement que tu connais, c'est comme ces vitraux de cathédrale

 que l'on regarde de l'extérieur : c'est triste, c'est sombre, ça n'a pas de sens.

 

Voici quelques jours, cette vie n'était plus possible pour toi.

Tes forces ne te permettaient plus de résister.

Alors, tu as poussé la porte de la cathédrale et tu es allé voir le vitrail de l'intérieur. Et là, pour toi, tout est devenu lumineux et gorgé de couleurs.

Les détails incompréhensibles de l'extérieur sont devenus évidents et beaux.

L'invisible et l'insoupçonnable t'ont été révélés.

Ton émerveillement, aujourd'hui, est grand et tu le partages avec toutes celles

et tous ceux qui ont poussé la porte avant toi :

ton Bon-Papa et ta Bonne-Maman,

 tes arrières grands-parents, Mathilde, Louis, Pol

et ta Mamitou qui t'a ouvert tout grands ses bras.

 

Tu es un peu triste d'avoir laissé à l'extérieur tous ceux qui t'accompagnaient

 mais tu sais qu'un jour ils te rejoindront et tu les accueilleras à ton tour.

 

En attendant, petit Ulysse, de là où tu es maintenant,

tu seras pour eux et pour nous tous les mille vents qui soufflent,

 tu seras le scintillement des cristaux de neige,

tu seras la lumière qui traverse les champs de blé,

tu seras le doux chant des oiseaux dans le calme du matin

et l'étoile qui brille dans la nuit.

 

Petit Ulysse, veille sur ton papa et ta maman, sur Orfée, sur tes grands-parents paternels et sur toute la famille.

Au revoir, petit Ulysse. Je te dis tout mon amour de grand-père.

 

                                      Ton Papitou

 



Edwige, Patrick, Orf
ée, je vous aime. Je suis là présent près de vous,

disponible et attentif à tout ce dont vous auriez besoin.

N'hésitez pas, je suis là, c'est tout.

Votre Papa

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