Texte de Gwen et Marie

Publié le par Edwige

Dernier Au-revoir à Ulysse

1er Octobre 2007

 

Kelig :


J'avais envie d'aller vous voir.

J'ai envie de vous faire un gros câlin.

Moi, je n'aime pas être triste, je veux pas qu'on « soye » tristes.

Je vous fais de gros bisous.

Et un gros bisous au bébé Ulysse aussi.

 


Aourell :


Je vous aime tous beaucoup,

Patrick, et Orfée, et ma marraine Edwige, bien sûr.

Je sais que c'est dur pour vous de savoir que le bébé Ulysse est mort

parce que c'est triste.

Pour moi aussi, c'est triste.

Mais Ulysse n'aura plus jamais mal maintenant

et il ne souffrira plus jamais

et il vous aime.

Et ça, c'est important.

 


Corentin :


Orfée, je sais que pour l'instant, c'est un moment compliqué pour toi. C'est difficile de comprendre ce qui se passe !

Mais en grandissant, avec des mots, tu apprendras à comprendre.

Et tu pourras en parler. N'hésite pas à en parler, je serai là aussi puisque je suis ton parrain !

Je suis sûr qu'Ulysse aurait été quelqu'un de très gentil, tout le portrait de ses parents, et qu'il aurait bien trouvé sa place de « petit frère ».

J'aurais aimé être là et vous aider à surmonter cette terrible épreuve.

Bon courage à vous tous.

 


Aëlig :


Ulysse,

On avait tous espéré quelque chose de mieux pour toi et cette éventualité ne nous avait pas effleuré.

On préférait tous imaginer une vie simple et facile, même si tu n'avais pas pu vivre comme ça et tu aurais sans doute souffert.

Je suis très heureuse que tes parents aient pensé à moi pour être ta marraine et je n'ai pas hésité. J'espère que toi, tu te sens mieux et soulagé. Personne n'aurait souhaité ça pour toi mais si la vie l'a décidé, c'est sûrement que c'est – et j'y tiens- mieux pour toi.

 


Gwen :


Petit Ulysse,

Tu as trouvé la paix, quand pour toi, vivre rimait trop avec souffrir, quand autour de toi, ta douleur devenait meurtrissure.

Tu as trouvé la paix, comme la liberté, après des luttes et des luttes, sans fin.

Tu as trouvé la paix, rejoins les rives paisibles.

Nous pensons fort à toi, et savons aussi, au cœur de nous, que tu nous habites de ta douceur, si fragile.

De cette union, pensée chaleureuse, nous découvrons que de cette faiblesse, cette fragilité de ta vie, mais de toute vie aussi, naît une force, à espérer, à créer.

Nous pouvons si peu de choses... Seulement, peut-être recevoir la paix que tu as trouvée, témoigner que nous nous y ressourçons.

Emplit tes parents et Orfée de ce don, qu'ils te sachent si proche, pour inventer la vie avec toi, celle de la paix.

Ton tonton, apaisé par et avec toi.

 


Marie :


Patrick, Edwige, Orfée, Ulysse,

Petite famille si éprouvée,

si secouée de chagrins,

je pleure avec vous

et les mots sont difficiles à trouver aujourd'hui.

Nous voulons vous porter avec tendresse, tous les quatre,

vous inonder de douceur et d'Amour

pour vous aider à traverser l'épreuve,

à continuer, plus forts encore, plus unis ...

Gardez au cœur 

la force et l'énergie de vivre de ce petit bonhomme

qui a bataillé si fort pendant ces neufs mois, qui a tellement voulu vivre...

Il vous offre cette énergie de vivre

comme un cadeau d'au revoir,

et il vous accompagne,

il nous accompagne tous,

avec sa sagesse d'enfant injustement blessé.

Il a fait sa place au milieu de vous,

au milieu de nous tous,

et pour toujours.

Aujourd'hui, et il faut que cela nous console,

il est en paix, quelque part.

Sachons lire dans la vie qui vient

les petits signes qu'Ulysse et Pol, Louis et Mathilde nous envoient, bercés tendrement par Mamitou.

Ils nous disent « Prenez soin de vous, et vivez dans la Paix ... »

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